jeudi 13 août 2009

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Canapé vert. Ciel assombri. Dos mal calé.
La télévision s'émiette et ronronne.
Mes paupières sont des parachutes de secours, mal gonflées.
Qui se prélassent au bord de l'iris.

jeudi 28 mai 2009

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L'arrière du market. Entre deux saisons froides. Soit chien, soit loup.

*Lonesome Highway

lundi 11 mai 2009

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J'écoute la pluie qui s'éclate largement sur le parking. Le concert de Jazz s'étend à la radio.

ça me trotte: "Je reviens de suite, je fais mon tour de piste".
écrit tremblant de vieillesse. Petits zigzagues appliqués.
Je guette ta silhouette, un peu courbée, un peu hasardeuse. Ton fauteuil est vide. Je ne pleure pas. Mais ton tour de piste s'éternise. Maman mésange renifle ta vareuse. Les yeux rougit, les cils battent calmement.

Tu l'as dis, Mon Bouffi.

mercredi 15 avril 2009

jeudi 9 avril 2009

.notre délit d'initié


Elle est morte. Et moi je ne voulais pas te croire.
Sans existence. J'ai secoué la tête.
Vidée. Les yeux crevés.
Elle est morte. Alors j'ai bu.
Défilé des filets.
Les chauds souvenirs,
De la démocratie.
Sur l'échafaud.
Shlak shlak
Décapitée.
La démocratie.

mardi 7 avril 2009

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J'aurais préféré une grande pince. Arracher la boule au fond de la gorge. Le printemps m'achève.

dimanche 29 mars 2009

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J'ai rêvé de toi comme ma plus grande frustration

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Amandes douces, je dessine tes yeux, papillons fragiles. Tes oreilles fanent, tu rêvasses.

mardi 24 mars 2009

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C'était comme une tempête. Le bruit du vent qui gonfle les feuilles qui raclent les mûrs, qui s'engouffre. Les arbres qui penchent le torrent enfle. Plac-tac-plouc-tac-tac. Sur ma vitre, mes yeux vitreux. Et le ciel gris noir bleu défoncé galopant. De plus en plus comme une tempête. Ma place est vide. Je suis dans la brume. épaisse d'une guinness. Plus respirable que les lacrymos.

jeudi 5 mars 2009

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A ciel fermé.
Je longe l'étang; beaucoup trop long.
La nature est fade et morte.
Je longe l'étang; et mes souvenirs.
Le train défonce l'air à côté du bois. J'aurais voulu faire des signes. Que tu m'attrapes la taille; ta main raidie par la guerre. Ton souffle qui siffle.
J'aurais voulu sentir la force de la locomotive; te sourire.
Le vent fou, l'odeur des railles.
Je longe l'étang; et l'enfance.

Plus tard j'essayerais de rentrer en ville.

lundi 16 février 2009

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Je rêvasse de Tigre en Papier. Le tabac crépite. Je n'écoute que ta fumée. Le silence s'emmitoufle et la neige étouffe.
La rue se reflète.

mercredi 11 février 2009

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Les fantômes d'Eldorado se trimbalent derrière moi.
J'écoute les pneus adhérer à l'asphalte.
Mon crâne n'est plus qu'un collage. Bleu. Blanc.
Hasardeux comme Arp.
Les fantômes d'Eldorado sont bruyants.
La gorgée de bière file. File. Défile. Je la suis.
Je laisse mes yeux trainer. Sur toi. Tout entier.
Je te retiens. Ma rétine. Brûle.
Je te retiens.
Comme un poème.

jeudi 5 février 2009

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Je regarde ta petite nuque pâle.
Les mains, les poings, au fond des poches. Manteau noir et trop long. Il fait froid.
Je vous observe jouer.
Connaîtrez-vous des révolutions ? Lequel de vous se fera applaudir en AG ?
Sentez-vous déjà la matraque qui s'abat ?
Allons, enfants, De la patrie!
Le jour de gloire, exécutoire...

lundi 2 février 2009

07h04m25s


Je presse un mouchoir. Blanc. Entre ta tête et ma main.
Rouge sombre. Qui glisse sur ta nuque. Ton sang est tiède et l'air glacial.

Le feu est feu.

Je frotte mes mains contre tes cuisses. Pleines de spasme; contraction; sursaut.

L'odeur ferreuse imprègne le col du pyjama. Et tes yeux ronds; dissimulent nos entrailles.

Je frotte ton sang qui craquèle comme le désert. Alcool modifié.
La nuit étouffe du carcan neigeux.
Je coupe une mèche de tes cheveux, plaquée, rougit. Elle rebondit sur le plancher.

Sale.

vendredi 30 janvier 2009

Me doare Capul


" Il était devenu semblable au désert: Silence, immobilité, absence." J-M Le Clezio

mardi 20 janvier 2009

Drom Bun


Disloquée
éclatée
écartelée
délogée

De loin je vous tendais les poings. Et nos révolutions, le dos tourné.
Est-ce que tu me regardes encore ?
Je suis la tombe de vos souvenirs.
Est-ce que tu jettes déjà la terre ?
Elle rebondit sur mon ventre. Blanc. Fraîche motte qui crève.
Je vous imagine en voyage. Le train file. Et le Danube absolument bleu...
Est-ce que tu te souviens de moi ?

Défoncée
défroquée
Hallucinante
et brûlante

dimanche 18 janvier 2009

Dimanche



Tac-tac-tac. La machine défonce le papier.
Plic-Plic. L'averse s'abrutit sur la vitre.
Tac-Plic-Tac-Tac.
La pluie fonce les couleurs de la ville.
Qui veille.