jeudi 5 mars 2009

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A ciel fermé.
Je longe l'étang; beaucoup trop long.
La nature est fade et morte.
Je longe l'étang; et mes souvenirs.
Le train défonce l'air à côté du bois. J'aurais voulu faire des signes. Que tu m'attrapes la taille; ta main raidie par la guerre. Ton souffle qui siffle.
J'aurais voulu sentir la force de la locomotive; te sourire.
Le vent fou, l'odeur des railles.
Je longe l'étang; et l'enfance.

Plus tard j'essayerais de rentrer en ville.

1 commentaire:

  1. Oh merci pour ce lien vers ici,je considère ça comme un cadeau, oui.
    Toujours toujours très beau, et l'amour de l'Est dedans.

    Bise
    E.

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